À quoi ressemble l’innovation dans le domaine de l’eau ?
Pour un observateur extérieur, cela peut être difficile à imaginer. On pourrait s’imaginer des sarraus de laboratoire et des béchers, des tests visant à transformer des eaux brunâtres, polluées par les rejets industriels, en eau potable.
Pour nos innovateurs AquaAction, la réalité ne ressemble pas toujours à ce que l’on imagine.
Bien qu'ils consacrent généralement des années à développer les aspects scientifiques de leurs solutions, ils doivent également consacrer du temps à en faire une entreprise solide et viable sur le marché.
Cela implique des mois passés à peaufiner des présentations et des plans d'affaires, des heures de coaching et d'apprentissage dédiés, une étape indispensable au processus de développement de solutions qui protègent notre ressource la plus précieuse.
Comme l’a dit un ancien participant de notre programme AquaEntrepreneur :
« Il faut tomber amoureux du problème, pas de la solution. »
Des salons professionnels comme le Salon des technologies environnementales du Québec (STEQ), coorganisé par Réseau Environnement et AquaAction, aident les innovateurs à présenter leurs solutions au monde entier.
Dans l'espace d'exposition
Chez AquaAction, l’un de nos principaux objectifs est d’offrir aux innovateurs l’espace et les compétences nécessaires pour aller au-delà de la science et se lancer dans la vente.
C’est exactement ce que nous avons permis à notre groupe d’entrepreneurs de réaliser lors du Salon des technologies environnementales du Québec 2026, les 18-19 mars derniers.
La conférence a permis de mettre en relation des innovateurs avec un vaste réseau d’acteurs du secteur de l’innovation environnementale, ainsi qu’avec des clients potentiels tels que des municipalités en quête de nouvelles solutions.
Au sein d’un espace d’exposition rempli de kiosques de démonstration mettant en avant la force des innovations québécoises, le kiosque AquaAction s’est démarqué comme une oasis d’innovations passionnantes dans le domaine de l’eau.

Comme l’a souligné Mathieu Laneuville, président-directeur général de Réseau Environnement et partenaire stratégique d’AquaAction :
« Il est important de disposer d’un espace dédié à la nouvelle génération et à l’entrepreneuriat, et c’est exactement ce qu’offre AquaAction en participant à des événements comme celui-ci. AquaAction est là pour s’attaquer aux enjeux d’aujourd’hui et de demain. »

Dans l’oeil du Dragon
L'un des moments les plus attendus de la conférence était la compétition phare Dans l'œil du dragon.

Tirant inspiration de la populaire émission télévisée, cinq entrepreneurs ont monté sur scène pour présenter leurs idées à des « dragons » hautement qualifiés.
Les présentations étaient limitées à cinq minutes et suivies d'une séance de questions-réponses au cours de laquelle les dragons ont mis à l'épreuve les idées des innovateurs.

Au final, un seul gagnant a été nommé.
Comme l'a souligné Martin Beaudry, coach chez AquaAction :
« Il est essentiel pour une entreprise de maîtriser sa présentation. C'est là que nous l'évaluons, c'est là que nous la mesurons. Nous voyons donc ici des entreprises qui ont été sélectionnées d'abord pour leur présentation, puis pour leur capacité à nouer des relations à l'extérieur. »

Perspectives des entrepreneurs
Pour nos innovateurs, la valeur ajoutée de ces conférences est inestimable.
Selon Frédéric Vincent, de Valorix, grand gagnant de la compétition style Dans l’œil du dragon, son passage au STEQ lui a rappelé qu’il était sur la bonne voie :
« C’est vraiment très motivant d’avoir remporté la compétition Dans l’œil du dragon. Cela me montre que le projet est solide, bien ficelé et qu’il a de l’avenir, que nous sommes sur la bonne voie. Cela contribue également à renforcer notre crédibilité. »

Alec Massé, de Typha Co. (4e édition d'AquaEntrepreneur), a fait le déplacement depuis Winnipeg pour avoir la chance de présenter son projet lors de la compétition et de participer au kiosque AquaAction :
« C'est certainement stressant d'être sous les projecteurs, mais c'est sans aucun doute une expérience formidable pour présenter ce que l'on a à offrir et d'avoir l'occasion de discuter avec les juges après pour savoir comment nous pouvons nous améliorer lors des prochaines étapes. »

Au final, ce que la plupart des gens ne voient pas, ce sont les essais et les erreurs, ainsi que les moments de doute qui ont permis d’aboutir à une présentation robuste et qui semble si naturelle.
C’est cela, le véritable sens de l’expression « un pitch parfait ».
Et lorsque cela fonctionne, cela ouvre la voie à ce dont les innovateurs ont réellement besoin pour que leurs solutions aient un impact concret : des projets pilotes et des initiatives concrètes.
Vous envisagez de vous lancer dans cette aventure ? Inscrivez-vous à la 5e édition du programme AquaEntrepreneur.
Les inscriptions sont ouvertes jusqu'au 15 avril !