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La région des Grands Lacs et du Saint-Laurent repose sur un lien profond avec l’eau. Pour plusieurs dans cette région, l'eau fait partie de notre vie quotidienne.

 

Elle définit les moyens de subsistance, façonne les municipalités et soutient la vie elle-même.

 

Mais les enjeux liés à l'eau s'intensifient à travers cette région.



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Alors que les investissements dans l'innovation liée à l'eau s'accélèrent à l'échelle mondiale, de nouvelles solutions n'atteignent pas automatiquement les communautés qui en ont le plus besoin.

 

Le véritable problème n'est pas un manque de solutions, mais un écart entre l'innovation et la mise en œuvre.


Des rassemblements tels que la conférence annuelle de l’Alliance des villes des Grands Lacs et du Saint-Laurent contribuent à faire ce pont. Rassembler des innovateurs et des responsables municipaux dans la même salle montre ce qui devient possible lorsque des solutions prometteuses rencontrent ceux qui peuvent les concrétiser.

 

Obstacles Municipaux

 

La disponibilité de l'eau, le vieillissement des infrastructures, les microplastiques, la contamination due aux SPFA et les espèces aquatiques envahissantes : tels sont parmi les enjeux d'eau les plus urgents auxquels est confrontée aujourd'hui la région des Grands Lacs et du Saint-Laurent.

 

Bien que les municipalités de la région soient conscientes de ces risques, elles se concentrent souvent sur la gestion des demandes opérationnelles quotidiennes.

 

« Quand on est maire, on éteint littéralement des feux. Il s’agit aussi d’avoir la capacité de rechercher cette innovation, » explique Jon Altenberg, PDG et président de l’Alliance des villes des Grands Lacs et du Saint-Laurent.

 

Selon Julie Wright, conseillère du quartier 7 de la ville de Waterloo et directrice nationale de Our Living Waters, l’innovation est souvent limitée par des délais serrés et des capacités restreintes au niveau municipal.


« Je pense que la principale barrière pour les municipalités à innover est le temps qu’il faut pour faire les choses au niveau municipal. »

 

Par conséquent, il devient essentiel d’avoir accès à des données fiables et à des solutions éprouvées.

 

« Nous avons tous besoin de données de très bonne qualité, surtout les décideurs. »

 

Obstacles à l'innovation

 

Pour les innovateurs qui proposent de nouvelles technologies afin de répondre à ces enjeux, le principal obstacle à l’adoption consiste à prouver que leurs solutions fonctionnent en dehors du laboratoire.

 

Selon Ryan Iaccovacci, cofondateur et PDG de Myconaut et ancien participant d'AquaHacking, cela signifie aller au-delà des tests en laboratoire pour passer à des projets pilotes concrets et à des projets de validation de concept.


« Les gens veulent les voir sur le terrain. Il est essentiel de mettre en relation les innovateurs avec les municipalités prêtes à tester de nouvelles approches, même avec des budgets limités. »

 


GLSCI breakout sessions

 

Lorsque les innovateurs ont l’occasion de tester leurs solutions avec les municipalités, les communautés peuvent passer de la réaction aux enjeux liés à l’eau à la préparation à ceux-ci.

 

Et bien que cette région connaisse son lot d’enjeux, elle est tout aussi riche en innovations prêtes à y répondre.

 

Selon le délégué du Québec à Chicago Jean-François Hould, qui passe beaucoup de temps dans la région :


« Je constate de mes propres yeux le nombre de start-ups qui émergent avec des solutions solides et concrètes à ces problèmes. »

 

Connecter les solutions aux communautés 

 

AquaAction aide à promouvoir les innovateurs qui mettent déjà en place des solutions sur le terrain.

 

Le mois de mai dernier, lors de la conférence annuelle de l'Alliance des villes des Grands Lacs et du Saint-Laurent, les dirigeants municipaux ont eu l'occasion d'échanger directement avec eux.

 

Networking GLSCI conference, breakout session

 

John Dickert, ancien maire de Racine, dans le Wisconsin, comprend par expérience à quel point il est important de réunir les municipalités et les innovateurs dans la même pièce.

 

« Heureusement, de nombreux acteurs comme AquaAction ont encouragé les innovateurs à sortir de l'ombre et à dire : « Attendez une minute, je crois avoir trouvé une solution pour régler ceci. » Sans cela, on ne verrait tout simplement pas émerger les efforts et les nouvelles idées qui permettent aux responsables municipaux de trouver les solutions. »

 

Des événements comme celui-ci permettent de mettre en lumière des innovateurs qui, autrement, passeraient inaperçus, en présentant leurs solutions aux responsables municipaux, qui peuvent ainsi les tester dans des conditions réelles.

 

Pour Ryan Iaccovacci, voici la valeur offerte par AquaAction.

 

« Les introductions qu'AquaAction a faites auprès de gens prêts à essayer quelque chose de nouveau, qui disposent d'un petit budget et qui travaillent avec des entreprises d'ingénierie, nous permettent de réunir ces groupes et de susciter l'enthousiasme de tous autour d'une technologie novatrice. »

 

Sans ce type de soutien, il est difficile pour des technologies prometteuses de générer l'élan nécessaire pour atteindre les personnes, telles que les responsables municipaux, qui peuvent les déployer.

 

Pour d’autres innovateurs, comme Jackie Ray Bauman d’Abbatek, la possibilité d’entrer en contact avec des dirigeants et d’innover dans cette région aura d’importantes retombées.

 

« En nous attaquant spécifiquement au problème des Grands Lacs et en consacrant toute notre énergie à résoudre cette crise ici, nous en tirerons des bénéfices tout le long du fleuve Saint-Laurent et jusqu’à l’océan Atlantique. »

 

C’est cela, faire le pont : une action locale qui stimule le progrès régional et fait la différence bien au-delà de la région des Grands Lacs et du Saint-Laurent.